samedi 11 novembre 2017

Le froid arrive, il est encore temps d'aider les auxiliaires à passer l'hiver

Insectes, oiseaux, reptiles, batraciens ou hérissons, les auxiliaires sont des alliés indispensables de nos jardins qu'ils soient potagers vergers ou paysagés. Ils est donc important de les aider à passer l'hiver et égoïstement leur suggérer de rester dans les environs pour qu'ils soient présents dès les prémisses du printemps.













Sauf à vouloir vous faire plaisir en décorant votre jardin d'un HLM à insectes (somme toute très efficace), il n'est pas nécessaire d'investir. A priori, vous devez tout avoir sous la main pour faire le nécessaire.


Tout d'abord, ne pas tondre et ne pas nettoyer à fond  avant l'hiver restent les meilleurs moyens de conserver les auxiliaires au jardin. Pour améliorer leurs capacités de résistance au froid et les aider à passer la mauvaise saison, vous avez le choix d'abris simples mais très efficaces:

  • Le tas de compost: a lui tout seul, il est déjà un lieu de choix pour nombre d'animaux. Sa composition très variée (zones sèches, zones humides, chaleur liée à la décomposition des végétaux,...), permet de créer des habitats très différents qui feront le plaisir de bon nombre de prédateurs.

  • Les plantes sèches:
    vous venez de rabattre vos framboisiers? de couper les parties sèches de vos plantes d'ornement? Ne les mettez pas tout de suite au compost (sauf s'ils sont envahis de champignons), faites en des tas dans le jardin, ils pourrons ainsi servir d'abris à de nombreux alliés (coccinelles, orvets, ...) et il sera toujours temps de les composter au printemps. Vous pouvez également faire des petits fagots à partir de végétaux ligneux que vous pourrez attacher aux branches des arbres ou sur des piquets. Les tiges creuses peuvent servir d'hôtel aux coccinelles et autres insectes adultes ou à des larves qui se développerons l'année prochaine.

  • Les feuilles mortes: ne vous débarrassez pas tout de suite de vos feuilles mortes, elles permettent de garder une couverture sur les sols. Vous pouvez en mettre une couche au pied des haies et des arbustes, en faire un paillis au potager. Que ce soient des araignées, des carabes, des staphylins, des crapauds, une musaraigne, voir un hérisson, les animaux seront nombreux à profiter de l'aubaine.
Photo Breuillet nature

Photos C. Ruoso

  • Par leur structure aérée, les fagots permettent de créer des abris secs appréciés aussi des lézards, musaraignes...gardez en quelques uns à côté de votre tas de bois de chauffage qui lui aussi peu servir d'abris au hérisson si vous avez pris soin de lui laisser une entrée à la base.

  • Photo J.M. Groult
    Des vieilles souches surtout si elles sont un peu pourries feront la joie des carabes, grands amateurs des larves du carpocapse des pommes et des poires et de la larve du balanin des noisettes.





  • Tuiles et pierres plates posées en surfaces, des pots de fleur en terre retournés  permettront également de créer des abris qui feront le plaisir de nombre de nos alliés. Sans oublier qu'en regardant dessous au printemps, vous pourrez également vous débarrasser à temps des escargots qui ne manquerons pas de si mettre à l'abris...



  • Quelques graines de tournesol maintiendront les mésanges et autres passereaux dans les environs, ils en profiteront pour nettoyer vos arbres et tous les recoins du jardin. Mais attention, si vous les habituez à rester dans les parages et à compter sur vous, ne les oubliez pas au plus dur de l'hiver !

Vous voulez en savoir plus ? Vous trouverez votre bonheur dans un petit bouquin rédigé par Blaise Leclerc et Gilles Leblais "Des auxiliaires dans mon jardin" aux éditions Terre vivante, collection Facile et bio.




mardi 7 novembre 2017

Le salon Marjolaine, au parc floral de Paris, il n'est pas trop tard



Le salon Marjolaine a lieu au parc floral de Paris jusqu'au 12 novembre. De quoi s'agit-il? Le salon Marjolaine est en fait le plus grand marché bio de France avec:

  • 9 jours de rencontres, d'échange et de découvertes: c'est le rendez vous de tous les acteurs de l'agriculture biologique, de l'écologie, du développement durable et du bien être naturel. Le salon est en effet un lieu de rencontres et d'échange avec: 130 ateliers-conférences pour mieux consommer, 30 tables rondes et projections de films.

  • 560 exposants, pionniers et passionnés de la bio pour vous faire découvrir des produits alliant qualité, saveur et préservation de l'environnement: Tous les produits proposés sur le salon son soumis à un Comité de sélection indépendant piloté par Nature et Progrès, association de producteurs et de consommateurs qui s'attache à défendre notre santé et celle de la terre.

  • Thématique 2017: L'eau. Vitale et précieuse mais limitée, comment l'eau arrive-t-elle dans nos foyers? Quels sont les processus de traitement de l'eau en ville, comment fonctionne son cycle d'épuration, qui sont les acteurs du traitement de l'eau? Le salon propose de nous faire mieux connaître cet élément, son action et son rôle dans notre vie de tous les jours au travers de différents ateliers-découvertes et conférences.

Pour en savoir plus rendez vous sur le site du salon Marjolaine. Vous y retrouverez les informations pratiques ainsi que toutes les informations sur le programme, les exposants,...


mercredi 1 novembre 2017

"Qu'est ce qu'on attend" en projection au Vaudoué

Vous avez besoin d'un souffle d'humanité ? Vous vous morfondez en pensant qu'il n'y a pas d'alternative à l'évolution du monde actuel, au chacun pour soi, à la débâcle environnementale ? Alors, un seul remède, rendez vous à la projection du film "Qu'est ce qu'on attend" le 24 novembre prochain à 20h salle de la mairie du Vaudoué, projection - débat organisée par l'association "AvenirduVaudoué"



"Qu'est ce qu'on attend", documentaire de Marie-Monique Robin, donne la parole aux habitants du petit village d'Ungesheim, en Alsace, qui a choisi de vivre mieux, de réduire son empreinte écologique en développant ses solutions alternatives:



- centrale photovoltaïque,
- labour à cheval,
- circuits courts,
- repas bio pour les écoles,
- monnaie locale....





Pour les curieux, vous pouvez découvrir la bande annonce ici et rendez vous au Vaudoué dans trois semaines !

De la part d'Anne-Laure

vendredi 20 octobre 2017

Le roundup face à ses juges

Comme nous l'avions déjà évoqué, un tribunal organisé par la société civile s'est tenu en octobre 2016, à La Haye au Pays Bas: pendant deux jours, victimes, experts et témoins des conséquences du glyphosate sur la santé humaine et la biodiversité se sont succédés à la barre devant six juges de renommée internationale. Ce tribunal, s'il n'est pas officiellement reconnu au niveau des instances internationales et des gouvernement, aura toutefois permis aux victimes de s'organiser et de lancer des procédures juridiques partout sur la planète.

Par son documentaire "Le Roundup face à ses juges" Marie-Monique Robin témoigne du déroulement de ce procès.



A quelques jours de la décision au niveau européen de prolonger ou non l'autorisation d'utiliser le glyphosate comme herbicide au niveau agricole, et alors que l'on ne connaît toujours pas la position qui sera adoptée par la France,  Arte a programmé ce documentaire en début de semaine.

Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, il est urgent de le visionner. Le film est encore disponible sur la page de Reporterre qui lui est consacrée.

Vous pouvez également retrouver le documentaire précédent de Marie-Monique Robin "Le monde selon Monsanto" enquête présenté en 2008 et qui déjà faisait état des ravages dont cette molécule est responsable.

mercredi 18 octobre 2017

Ressources aquatiques - Stop à la gabegie

A l'occasion des états généraux de l'alimentation, l'association "UFC que choisir" publie sa dernière étude sur la qualité de l'eau en France. Le bilan est catastrophique et l'association lance une pétition pour réclamer une réforme en profondeur de la politique de l'eau en France.

Photographie "France 3 aquitaine"

Photographie "France bleue"







Dans un rapport publié à l'occasion des états généraux de l'alimentation, "UFC que choisir" a édité un rapport sur:
- la "préservation de la ressource aquatique",
- l'urgence de mettre en place une réforme de la politique de l'eau intégrant des mesures de prévention des pollutions agricoles
- l'application nécessaire du principe "prélèvement - pollueur - payeur".

"Faute de réforme, de changement d'orientations et de braquet, force est de déplorer que les dégradations environnementales sont toujours massives". "Dans la moitié du territoire français, les pesticides sont présents dans les cours d'eau et à des doses supérieures à la norme autorisée dans l'eau potable".

Il faut savoir que cette "norme est également dépassée dans le tiers des nappes phréatiques" et que dans ces dernières, "les contaminations en nitrates ont progressé, ne laissant que la moitié des nappes indemnes".

"UFC que choisir" pointe du doigt l'agriculture intensive qui "est loin d'avoir corrigé ses pratiques". "Les quantités d'engrais utilisées n'ont pas baissé en vingt ans", l'utilisation des pesticides ayant même augmenté de 18% en 5 ans".

Qui paye la réparation des dommages environnementaux quand c'est encore possible? Les consommateurs. Soit "88% de la redevance "pollution" et 70% de la redevance "prélèvement" ce qui représente "1.9 milliard d'euros par an".

IL faut savoir que, si "l'agriculture conventionnelle est "responsable à elle seule de 70% des pollutions en pesticides, de 75% des pollutions en nitrates et de la moitié de la consommation d'eau", elle "ne paie que 7% de la redevance "pollution" et 4% de la redevance "prélèvement", en violation flagrante du principe "prélèvement - pollueur - payeur".

Forte de ce constat désastreux, l'association "UFC que choisir" appelle les consommateurs à se mobiliser en signant sa pétition "Ressource aquatique - Stop à la gabegie"

 Pour compléter ces informations, vous retrouverez sur la page dossiers, une synthèse concernant les différents types de pollution de l'eau préparée par l'association ADSE (Association de Défense de la Santé et de l'Environnement), synthèse établie sur la base des données mises à disposition par le ministère de l'environnement.


samedi 14 octobre 2017

Mise en place de parcs pour les brebis d'Alexandre

Alexandre, notre berger préféré étant souffrant, quelques amapiens d'ici et d'ailleurs avaient décidé de donner un coup de main à Audrey ce samedi,  en préparant de nouveaux parcs pour que les brebis puissent paître en toute quiétude la semaine prochaine.





Belle matinée d'automne avec ses voiles de brume, promettant des heures ensoleillées.



Pour nos amis à quatre pates, la journée s'annonçait plutôt cool, tant côté travail que du côté caresses.



Après un bon café, les voila partis,... partis,... partis, ...partis...







Nettoyage du pourtour des parcs et pose des filets, rien de bien compliqué de prime abord...




Mais pas toujours !



Et le tout sous le regard attentif et les encouragements des brebis.



Bref, une matinée vite passée à se rendre utile, ce qui ne gâche rien.




lundi 9 octobre 2017

Terre de Liens: Opération micro-dons à Fontainebleau



Chacun sait que Terre de Liens a financé l’achat des fermes de Thomas et de Victor. Mais d’où viennent les fonds ?

Pour l’essentiel (*) les sources de financement sont d’origine citoyenne via des souscriptions d’actions ou des dons directs. La recherche doit donc être  permanente.

Vendredi et samedi dernier (6 et 7 octobre), une campagne de micro-dons a mobilisé une poignée de bénévoles au magasin Monoprix de Fontainebleau, en partenariat avec la MACIF.


Opération originale puisque les clients pouvaient faire un don de 3€ (ou multiples de 3€) directement en caisse, au moment de régler leurs achats. Originale aussi parce que la clientèle d’un Monoprix n’est pas celle d’un Biocoop, en tous cas sur le plan de l’engagement citoyen ou écologique et qu’il s’agit d’une part importante de la population qu’il faut sensibiliser.

En fin d’opération, le bilan était contrasté entre indifférence, refus polis (ou pas) et marques évidentes d’intérêt d’autant plus appréciables qu’elles émanaient d’un public de « non-convaincus ». Un bilan quantitatif sera établi à la mi-octobre.

Un seul regret : la faible participation des bénévoles ou sympathisants Terre de Liens (en tout , sur les deux jours, 5 personnes dont une permanente Terre de Liens)…. Mais il y aura bien d’autres occasions de se rattraper !

Nouvelle fraîche : Depuis quelques jours, il existe un autre mode de financement participatif pour Terre de Liens,  utilisable sans bouger de son fauteuil. Il s’agit du moteur de recherche LILO. Chaque recherche fait gagner une goutte d’eau transformable en euros dont on peut faire bénéficier Terre De Liens . 

Tous les détails sont ici

Avec Terre de Liens, allons plus loin !

(*) Surtout depuis le désengagement du nouvel exécutif de la région Ile de France
De la part de Bernard